Biographies des membres du comité

Kim Baird

Kim est propriétaire de Kim Baird Strategic Consulting et propose des services en matière de politique, de gouvernance et de développement économique des Premières nations, ainsi qu’en matière de consultation, de communication et de participation des Premières nations.

Kim a été élue Chef de la Première Nation de Tsawwassen pendant six mandats, de 1999 à 2012. Elle a eu l’honneur de négocier et de mettre en œuvre le premier traité urbain de Colombie-Britannique, signé le 3 avril 2009, et a supervisé de nombreux projets économiques et institutionnels pour la Première Nation de Tsawwassen.

Kim a été la première femme non députée de l’histoire de la Colombie-Britannique à s’adresser à l’Assemblée législative de cette province le 15 octobre 2007, lors du lancement du processus législatif relatif aux traités de la Colombie-Britannique.

Kim a reçu l’ordre du Canada en 2014. Elle a également remporté de nombreuses récompenses prestigieuses, notamment le prix Indspire en politique en 2015, un doctorat honorifique de l’université Simon Fraser, la récompense d’ancien élève émérite de l’université polytechnique de Kwantlen, le titre « Top 40 Under 40 » du Canada, le prix National Aboriginal Women in Leadership Distinction Award (récompensant les femmes autochtones du pays exerçant des fonctions de direction), le Power 50 Award du Vancouver Magazine ainsi que le prix Top 100 des Canadiennes les plus influentes.

Elle siège en outre au Conseil de direction de la chambre de commerce de Vancouver, de Clear Seas, du Smithsonian Nation Museum of the American Indian, du Public Policy Forum, de l’Aboriginal Skills Group et de la Chief Joe Mathias Scholarship Foundation. Kim a été membre du BC Aboriginal Business Investment Council.

Il lui est fréquemment demandé de s’exprimer, à titre de chef de Première nation passionnée par les questions liées aux Premières nations, sur des points relatifs aux Premières nations, notamment la gouvernance, l’élaboration de traités, les droits et titres ancestraux, le développement économique, les relations avec les autochtones et les questions propres aux femmes. Kim s’est exprimée sur ces sujets dans notre pays ainsi qu’à l’étranger.

Kim est fière d’être mère de trois petites filles et porte le nom traditionnel de Kwuntiltunaat.

Annette Trimbee

Annette Trimbee est présidente et vice-rectrice de l’Université de Winnipeg, située dans le centre-ville de Winnipeg, sur le territoire du Traité 1 au cœur de la Nation métisse.

L’Université de Winnipeg, de taille moyenne, compte environ 10 000 étudiants à temps plein et à temps partiel. Cette université est réputée pour son excellence en matière d’enseignement et de recherche, son engagement dans le domaine du développement durable (ayant dépassé les cibles du protocole de Kyoto en réduisant ses émissions de gaz à effet de serre en deçà des niveaux des années 1990). Elle est également reconnue pour son « autochtonisation », se consacrant à mettre en place les recommandations de la Commission de vérité et réconciliation et d’intégrer les vues et connaissances autochtones au sein du milieu universitaire, ainsi que pour son travail avec les communautés voisines pour aider les enfants de l’un des quartiers les plus défavorisés du Canada à développer une identité orientée vers l’université. Ses principaux accomplissements comprennent d’avoir mené à terme un plan de directions stratégiques à l’échelle de l’Université, d’avoir introduit une stratégie budgétaire sur trois ans et d’avoir élaboré et fait adopter les Exigences en matière d’études autochtones pour tous les étudiants de baccalauréat (l’une des premières universités à le faire).     

En 2015, Annette a fait partie d’un comité de quatre personnes, dont la tâche était de passer en revue le régime de redevances pétrolières et gazières en Alberta et de proposer des recommandations. Elle a également été nommée en 2015 co-présidente de Lake Friendly Stewards Alliance par le gouvernement du Manitoba. L’objectif de cette Alliance est de créer une vaste base de soutien et de sensibilisation quant aux défis auxquels font face les lacs du Manitoba, particulièrement le Lac Winnipeg. 

Avant sa prise de fonctions à l’Université de Winnipeg, elle a été sous-ministre de plusieurs ministères au sein du gouvernement de l’Alberta, notamment ceux des Finances et du Conseil du Trésor, de Service Alberta et de l’Éducation supérieure et de la Technologie.  Ses principaux accomplissements comprennent le Budget 2012 et 2013 de l’Alberta, la refonte du système d’innovation de l’Alberta et la création de l’Alberta Innovates Corporations (rassemblant les institutions post-secondaires de l’Alberta à des fins de planification et de collaboration par l’intermédiaire de Campus Alberta) et l’établissement du cadre de politique sur la santé en Alberta et du cadre de politique de gestion intégrée des ressources.

Elle possède un baccalauréat en sciences de l’Université de Winnipeg, une maîtrise en sciences de l’Université du Manitoba et un doctorat en écologie de l’Université McMaster.

Tony Penikett

Tony Penikett a passé 25 ans dans la vie publique, notamment deux ans à la Chambre des communes à titre de chef de cabinet du chef du Nouveau Parti démocratique fédéral, Ed Broadbent, cinq mandats à l’Assemblée législative du Yukon et deux mandats en tant que premier ministre du Territoire du Yukon. Son gouvernement a négocié les règlements des revendications foncières des Premières nations du Yukon, a adopté des politiques pionnières dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la langue, et a organisé Yukon 2000, processus unique de planification économique ascendante. 

Entre 1997 et 2001, M. Penikett a occupé les fonctions de sous-ministre des Négociations, puis du Travail pour le gouvernement de Colombie-Britannique. En 2006, Douglas & McIntyre a publié son livre, Reconciliation : First Nations Treaty Making. Il est l’auteur de deux films : The Mad Trapper pour BBC TV/Time Life Films et La patrouille perdue pour ORTF France.

À titre de médiateur et de négociateur, M. Penikett a travaillé sur des questions liées aux droits ancestraux et aux cessions dans les Territoires du Nord-Ouest, le Nunavut et le Yukon et a donné des cours sur les négociations de traités autochtones dans les écoles de politique publique des universités Simon Fraser et Queen’s ainsi qu’à l’école Henry M. Jackson d’études internationales de l’Université de Washington. En septembre 2013, M. Penikett est devenu président de recherche invité Fulbright en Études arctiques à l’école Henry M. Jackson d’Études internationales de l’Université de Washington.

Depuis 2001, il est président de Tony Penikett Negotiations. La Fondation Pierre Elliott Trudeau l’a nommé mentor Trudeau en 2016.

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